Rome, unique objet de mon ressentiment

Malgré son titre, un billet qui n’a guère à voir avec le Cid, mais un cri qu’aurait pu pousser la reine Didon…
Délaissant Ajax aux prises avec le Web 2.0, je suis hier soir allé voir les Troyens de Berlioz à l’Opéra. Un magnifique spectacle qui prouve s’il en était besoin que l’opéra est un art autant visuel que musical, une expérience émotionnelle. Je ne suis pas musicologue, et me garderai bien de juger voix et partition. Qu’importe après tout si la voix d’Enée (Jon Ketilsson) manque un peu de puissance, la mise en scène d’Herbert Wernicke, graphique, lumineuse, presqu’abstraite, donne une puissance presque menaçante à la musique de Berlioz. Dans sa propre nudité, le décor semble changer l’échelle de la scène, réduire les protagonistes à l’état de jouets aux mains du destin.
Un spectacle rare, comme le deviennent les occasions d’apprécier sans vouloir à tout prix critiquer.

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